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Biographie
dimanche 27 janvier 2013
par Pascal Frochot
popularité : 6%


 Jean-Claude Olivier est né le 27 février 1945. Son père, Gonzague Olivier, pilote régulièrement des Porche en compétition automobile et l’emmène souvent sur les circuits.

  • Auguste Veuillet, le patron de Sonauto qui s’occupe de la distribution de la marque Porche pour la France, prend Jean-Claude Olivier sous son aile. Mais ce n’est pas dans le domaine automobile qu’il souhaite orienter son protégé. Il a bien senti qu’il se passe quelque chose au pays du soleil levant dans l’univers des deux roues motorisées , et s’intéresse de près à une nouvelle marque : Yamaha.

 Il propose donc à sa nouvelle recrue de s’occuper de cette nouvelle activité. Après réflexion, le jeune homme accepte et se lance dans l’aventure. A bord d’un Peugeot J7 qu’il a chargé de quatre machines de la marque aux diapasons (un 50 YF-1, un 80 YGS-1, une 125 YA-6 et une 250 YDS-3), il part sillonner la France afin de faire essayer les motos, et de trouver d’éventuelles concessionnaires intéressés par la marque.

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J7 1966
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J7 1966










 D’un peu moins de deux cents motos la première année, les ventes s’envolent rapidement pour atteindre plus de 1000 modèles écoulés deux ans plus tard. Le rouleau compresseur Yamaha s’est installé en France et c’est Jean-Claude Olivier qui est aux commandes...

 Avoir un réseau, c’est bien, mais s’il n’y a pas de clients pour franchir les portes des concessionnaires, cela de sert à rien. Jean-Claude Olivier, qui a la compétition qui coule dans ses veines, va très rapidement s’intéresser au monde de la course. En 1969, le Bol d’Or qui était entré en sommeil en 1960, sort de sa torpeur. L’occasion est trop belle pour passer à coté. Jean Auréal, qui sera le premier à être pilote officiel de l’importateur Yamaha, fera équipe avec JCO sur une 250cc. 61 équipages s’alignent donc au départ du 33ème Bol d’Or les 13 et 14 septembre sur le circuit de Linas-Montlhéry, avec deux catégories : les moins et les plus de 250cc. C’est dans la première que nos deux pilotes vont concourir. La machine est une TD2 de course dont les cylindres ont été remplacés par ceux de la DS6 de série légèrement modifiés. Malgré un piston percé (changé en 20 minutes), le tandem animera une partie de la course puisqu’il sera pointé à la 6ème position du classement général dans la cinquième heure. Mais moins de quatre heures avant le passage sous le drapeau à damier, c’est la boite de vitesses qui ruinera les espoirs de la Yamaha.

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250 TD2 Bol D’Or 1969

 L’année suivante, les deux hommes remettent le couvert sur une machine identique. L’éclairage était assuré par un alternateur fixé au dessus du moteur, et entrainé par une courroie via le pignon de sortie de boite. Mais une nouvelle fois, c’est la boite de vitesses qui les contraindra à l’abandon juste après la mi-course.

 Cet épisode, que nous venons de relater, sera le début de l’implication de Sonauto Yamaha et de Jean-Claude Olivier. Ce dernier continuera à participer à de nombreuses compétitions, sur piste comme en tout terrain. 25 participations à l’enduro du Touquet (dont une 2ème place en 1976), 9 au Dakar (2ème en 1986), les Pharaons ou le Shamrock,... et même le mondial offshore de jet-ski qu’il dispute à plusieurs reprises. Un tel investissement n’est pas sans risque et il ne sera pas épargné par les blessures.

 Jean Auréal, le premier pilote "officiel" de l’importateur, inaugurera une longue liste de concurrents à qui JCO mettra le pied à l’étrier : Patrick Pons, Christian Sarron, Jacky Vimond, Stéphane Peterhansel, Arnaud Demeester et bien d’autres...

 Le marketing est également un outil qu’il manie à la perfection. En 1969, il offre un 125 AT1, le tout nouveau petit trail Yamaha, à Brigitte Bardot.

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Brigite Bardot en 125 AT1

 Les paparazzis ne manqueront pas de photographier la belle au guidon du deux roues et les clichés fleuriront dans la presse "people" de l’époque. Autre coup de génie. Le "weeling" avec la 1100 XS c’est lui.

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Dakar 1977

 La V-Max, les japonais n’avaient pas l’intention de l’importer en Europe ; Jean-Claude Olivier confie un modèle à Gérard Depardieu qui va circuler pendant tout l’été dans St Tropez et sa région à son guidon. A la rentrée, le boss de Yamaha en France a une trentaine de commandes fermes dans ses tiroirs... TY, DTMX, XT, RDLC, BW’S, le flair de Jean-Claude Olivier fait mouche à chaque fois.

 Après quarante-cinq ans passé à se dévouer corps et âme pour la marque aux trois diapasons, il passe la main début 2010 à Eric de Seynes.

 En 2012, il mettra en vente une partie de ses objets personnels et quatre de ses motos lors du salon Moto Légende. L’intégralité des fonds sera versée à la fondation pour la recherche sur le cerveau et la mœlle épinière du Professeur Gérard Saillant.

 
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